Le magazine britannique The Economist désavoue le Canada

C’est au tour du grand hebdomadaire britannique de s’intéresser au dossier du plateau continental soutenu par la France et les îles Saint-Pierre et Miquelon. Après la CBC, Time Magazine, TF1, l’Express et le Figaro, l’Economist est le premier magazine qui remet en cause la validité de la position canadienne : « (le Canada) indique, faussement, que l’arbitrage de 1992 avait réglé cette question ». Désaveu cinglant des déclarations récentes du Premier ministre Harper.

Le journaliste souligne d’ailleurs qu’il existe d’intéressants parallèles entre l’Archipel et les Malouines, ce qui transforme en deux temps trois mouvements les Canadiens en vils Argentins !

Source : The Economist (7 mai 2009)

9 réponses to “Le magazine britannique The Economist désavoue le Canada”

  1. on comprend mieux la position du journal sur le désaveu maintenant , l’invitation à rejoindre le Canada ne devait découler que de l’incompréhension pour un britannique devant le fait qu’on puisse vouloir rester français . Je plaisante , God save the Queen !

  2. Le Royaume-Uni dépose aussi sa lettre d’intention.

  3. Ce ne sont pas les intérêts de la France que nous défendons ici mais ceux de Saint-Pierre et Miquelon ( terre de nos aïeux) et de sa population, dont la légimité et le droit à vivre dans cette région est tout aussi indéniable que pour ses voisins. Sinon il ne reste plus qu’à renvoyer tout le monde sur le vieux continent et rendre leur terre aux peuples d’origine. Après nous avoir spolié en 1992 le Canada souhaite aujourd’hui nous étouffer un peu plus dans l’espoir de nous voir quitter définitivement la région ? un dérangement propre en quelque sorte. Il serait pourtant dans l’intérêt des Canadiens qu’ils apprennent à négocier, cela pourra toujours leur servir quand les Russes pointeront leurs revendications.

  4. Monsieur Bruno
    Vous faites plusieurs erreurs grossières.

    Quand vous dites « Tout ceci évidemment nous irrite un peu. Se faire prendre nos ressources » – Le terme « nous » est non seulement prématuré, il est illégal au regard du droit international car le plateau continental n’appartient pour l’instant à personne. Pas plus au Canada qu’à la France.

    Votre commentaire quant à « subentionner des gens à rien faire  » est non seulement insultant mais démontre que vous ne connaissez absolument pas les habitants de l’Archipel.

    Pour finir, votre remarque sur le « refus des St-pierrais d’aller travailler à Terre-Neuve, » – vous semblez ignorer le fait qu’un tel exode nous remet en mémoire les déportations de 1778 et 1793 en sus de l’exode massif d’habitants subi dans les années 1900-1914 et 1918-1930. Des milliers de familles parties et qui ne reviennent jamais. Demander à nos compatriotes qui veulent vivre à SPM d’aller à Terre-Neuve, c’est encourager l’assimilation culturelle et linguistique dans un monde anglo-canadien. Une position pour le moins surprenante de votre part.

  5. Vu du Canada, on a l’impression que les habitants des iles rêvent de vivre de subventions provenant de redevances du pétrole, en remplacement des subventions de l’état. Pourquoi la France ne soutient-elle pas déjà une usine de transformation des hydrocarbures sur les iles en collaboration avec une société  pétrolière française qui elle obtiendrait la matière brute d’une pétrolière déjà en place sur le plateau. Ceci peremttrait aux gens de travailler dans des emplois de qualité. Le fait de posséder l’accès aux ressources ne veut rien dire s’il n,y a pas de main-d’oeuvre qualifiée ou s’in n’y a pas d’nvestissements importants. Alors compte tenu du refus des St-pierrais d’aller travailler à Terre-Neuve, on peut douter qu’ils souhaiteraient travailler dans le secteur des hydrocarbures, d’ou la perception chez lusieurs d’entre nous  que tout ce qu’ils veulent est de vivre de l’assistanat des pétrolières et à nos dépens!. Tout ceci évidemment nous irrite un peu. Se faire prendre nos ressources pour subentionner des gens à rien faire n’est pas de nature à nous convaincre du bien-fondé ou de la sincérité de la démarche entreprise.

  6. D’accord pour le conte-argumentaire mais j’ai un doute quant à la parole en l’air venant d’un journal aussi éclairé en matière de négociations. L’avenir du caillou nous tient tous très à coeur mais nous ne pouvons être certain qu’ici la France s’engage dans un bras de fer avec nos voisins pour maintenir une poignée d’indigènes sur un caillou que ces voisins ne revendiquent d’ailleurs pas. La France ne lâchera pas Saint-Pierre et Miquelon mais pour les Saint-Pierrais et Miquelonnais ? Jego nous a déjà conseillé d’aller travailler chez nos voisins , il méprise nos représentants et la population et la clique au pouvoir ne défendra pas plus les intérêts de l’Archipel que ceux en place en 92 mais fera tout ce qui est en son pouvoir pour défendre les siens, d’intérêts bien sur parce que pour ce qui est de la population ils ne sont pas mieux logés que nous. J’espére sincèrement me tromper et que les intérêts commerciaux entre la France et le Canada ne soient pas aussi importants que les Franco-chinois sinon on aura tôt fait de voir la Cour et ses bouffons ou le bouffon et sa cour, venir faire serment d’allégeance à notre grand voisin et sa bien-aimée Elizabeth II.

  7. Deux réponses s’imposent devant une telle suggestion : (1) Aux Canadiens on peut répondre que demander à SPM de rejoindre le Canada est aussi respectueux de l’histoire, la culture et la langue que de demander aux Canadiens anglophones de rejoindre les États-Unis. (2) Aux Britanniques (The Economist), il suffira de leur répondre soit l’Ulster, soit Gibraltar.

  8. C’est juste, mais c’est à prendre comme une parole en l’air devant la difficulté de la tâche. Le fait que cet hebdomadaire démolisse l’argumentaire Canadien me suffit amplement.

  9. oui mais la fin de l’article ressemble à s’y méprendre à une invitation à rejoindre le Canada. Pas l’air trop confiant dans les vélléités de la France à nous appuyer si ce n’est que par une lettre.

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